Les débuts

1994 :

  • Le Bureau international des droits des enfants – « Bureau » ou « IBCR » –  est créé à l’initiative de madame Andrée Ruffo, ancienne juge à la Chambre de la jeunesse de la Cour du Québec et le Dr Bernard Kouchner, ancien ministre des Affaires étrangères de la France, dans le but de protéger, défendre et promouvoir les droits et le
    bien-être de l’enfant.

1995-2000 :

histoireLe Bureau instaure les Tribunaux internationaux des droits des enfants, instances morales chargées de faire enquête et de proposer des solutions concrètes en regard des violations des droits de l’enfant. Quatre audiences sont organisées successivement à Paris en France, à Fortaleza au Brésil, à Colombo au Sri Lanka et à Colchester au Royaume-Uni sur les thèmes de l’exploitation sexuelle des enfants et les enfants touchés par les conflits armés.

 

La consolidation

2003 :

  • Le Bureau fait de la justice pour enfants l’une de ses priorités. Grâce au soutien financier des communautés religieuses, il élabore les Lignes directrices en matière de justice pour les enfants victimes et témoins d’actes criminels, en réponse au besoin d’assistance exprimé par les pouvoirs publics et professionnels. Ces lignes directrices sont le résultat de plusieurs années d’analyse des instruments internationaux et régionaux, de recherche sur les bonnes pratiques, de consultations avec des représentants de gouvernements, des ONG, des professionnels et autres experts dans les domaines du droit de l’enfant, du droit pénal, de la criminologie et de la victimologie.
  • Durant cette même année, le Conseil économique et social des Nations Unies octroie au Bureau un statut consultatif spécial, reconnaissant ainsi la qualité du travail accompli et sa contribution aux programmes de travail et objectifs des Nations Unies.

2005 :

  • Les Lignes directrices sont officiellement adoptées par la Commission des Nations Unies pour la prévention du crime et la justice pénale à Vienne, en Autriche. Elles font dès lors partie de l’ensemble des normes et standards internationaux à l’égard des enfants et jouissent d’un statut analogue à celui des Règles de Beijing de 1985, en matière de justice pénale pour les mineurs.
  • À la demande du ministère de la Justice du Canada, le Bureau réalise une Étude préliminaire sur la traite des enfants au Canada, dont les conclusions permettent de concevoir un plan d’action multisectoriel, incluant une boite à outils pour les intervenants travaillant auprès des enfants, des formations et la poursuite du plaidoyer auprès des instances publiques et civiles du Canada.

La diversification

2008 :

  • Après avoir développé plusieurs séries de profils nationaux sur la réalisation des droits de l’enfant et s’être engagé dans le renforcement de la société civile de pays en voie de développement, le Bureau obtient pour la première fois la confiance de l’Agence suédoise de développement international et de l’organisme Save the Children en signant une entente multi-annuelle ciblant la société civile de neufs pays de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, sur les droits de l’enfant.

2009-2012 :

  • Le Bureau décide de lancer un processus ambitieux de consultations en Afrique sur un ensemble de bonnes pratiques des forces de sécurité, dans le but d’adapter ces pratiques professionnelles aux droits de l’enfant. Cette analyse permet au Bureau d’identifier des compétences-clés, de revoir les approches en matière de formation et de devenir un acteur central dans l’appui aux réformes des pratiques policières. Depuis 2012, plus de 25 pays ont mandaté le Bureau pour les soutenir dans leurs efforts de renforcement durable des capacités des intervenants nationaux concernés par la protection de l’enfant.

2010 :

  • Le Bureau devient le fier représentant canadien du Code de conduite pour la protection des enfants contre l’exploitation sexuelle dans l’industrie des voyages et du tourisme, « The Code ».
  • À partir de 2010, le Bureau s’engage dans la lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants dans le tourisme et l’industrie du voyage, au sein d’une coalition pancanadienne. Le Bureau mène alors plusieurs campagnes de sensibilisation sur le phénomène, notamment dans les aéroports, auprès des voyagistes et des autorités nationales. Quelques années plus tard, le Bureau collabore avec la fondation costaricaine Paniamor et avec Vision mondiale dans le but de réduire l’incidence de l’exploitation sexuelle d’enfants dans le tourisme au Costa Rica, en impliquant dans ce processus les enfants, les surfeurs et les entrepreneurs du secteur informel.
  • L’impact des conflits armés sur les enfants interpelle également le Bureau, qui publie en 2010 une toute nouvelle édition d’un guide portant sur le droit international humanitaire et le droit international des droits de la personne en lien avec les enfants touchés par les conflits armés. Ce manuel de référence s’adresse aussi bien aux organismes nationaux qu’aux principales agences internationales dont les Nations Unies, l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, le Conseil de l’Europe etc.

2011 :

  • Le Bureau entame une collaboration avec le Département des opérations de maintien de la paix, dans le cadre d’un examen exhaustif du matériel de formation destiné au personnel militaire appelé à être déployé et portant sur la protection des enfants.  Dans la seconde phase du projet, le Bureau développe un matériel de formation ciblé dans le but de renforcer l’application du mandat de protection de l’enfant prescrit par les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies sur les enfants et les conflits armés.

Une nouvelle ère

2015 :

  • L’année 2015 marque le début d’une nouvelle ère pour le Bureau avec notamment le démarrage du programme de coopération volontaire financé par Affaires mondiales Canada en consortium avec Avocats sans frontières Canada. Pendant cinq ans, plus de deux cents Canadiens vont être déployés auprès de partenaires du secteur des droits de la personne, en Amérique centrale et latine,  dans les Caraïbes,  en Afrique de l’Ouest et en Afrique du Nord. Ce programme vise à améliorer la protection des droits de l’enfant, des femmes et des collectivités pauvres et marginalisées et à renforcer la démocratie et la primauté du droit par l’accès à la justice.
  • Trois accords de contribution majeurs sont signés avec Affaires mondiales Canada, pour la République démocratique du Congo (RDC), le Burkina Faso et le Costa Rica. D’une durée de cinq à trois ans, ces projets vont permettre d’accompagner le renforcement en profondeur des techniques de travail et de la formation des forces de sécurité, des travailleurs sociaux et du personnel de la justice (RDC et Burkina Faso). Au Costa Rica, seront ciblés les capacités des acteurs de la justice et de la sécurité dans leur lutte contre la traite de personnes, en particulier des enfants, ainsi que le tourisme sexuel impliquant des enfants.

Notre travail