Conseil d’administration

Najat Maalla M’jid

Présidente

Najat Maalla M’jid est pédiatre de formation et travaille depuis près de 25 ans à la protection et à la défense des droits des enfants les plus vulnérables. Au Maroc, elle s’est notamment occupée de la formation de travailleurs sociaux et de l’élaboration de la politique nationale en matière de protection des enfants. Dr. M’jid est fondatrice de l’organisme Bayti (Ma maison) un organisme non gouvernemental qui a comme mission de protéger, de prendre en charge et de réinsérer les enfants en difficulté au Maroc, et de promouvoir le respect de leurs droits. On parle principalement des enfants de la rue, des enfants « petites bonnes » et des enfants victimes de violence.

Mme Najat Maalla M’jid est consultante internationale et professeur dans le domaine des droits de l’enfant, des politiques de protection sociale, du développement humain et de l’ingénierie sociale. Elle est membre du conseil consultatif sur les droits de l’homme du Maroc, en charge de la commission « protection, promotion et monitoring des droits de l’enfant ». Au niveau international, son engagement et son dévouement pour les enfants les plus vulnérables se démarquent aussi par son travail au sein de plusieurs organismes non gouvernementaux et intergouvernementaux, de même que par ses diverses études traitant des enfants en difficultés, tels les enfants victimes de violence, d’exploitation sexuelle ou d’autres formes d’exploitation, les enfants abandonnés, les mineurs migrants isolés, et les mineurs en détention.

Mme Najat Maalla M’jid remplit la fonction de rapporteur spécial des Nations Unies sur la vente d’enfants, la prostitution d’enfants et la pornographie impliquant des enfants depuis mai 2008 et s’est associée au Bureau en 2011. Elle est lauréate de plusieurs prix et distinctions, dont le Prix Nathalie-Masse (Centre international de l’enfance et de la famille, 1997), le Prix européen de pédiatrie sociale (1997), le Prix des droits de l’homme de la République Française (2000). En 2003, Madame M’jid était décorée de l’ordre de la Légion d’honneur de la République française.

Théophane Nikyèma

Vice-Président

Défenseur des droits de l'enfant, M. Théophane Nikyèma, a plus de 20 ans d'expérience en droits des enfants et développement international. Il a occupé différents postes de haut niveau dans des organisations non gouvernementale et intergouvernementales. Il est membre du conseil d'administration de « Keeping Children Safe », un réseau mondial d'organisations qui travaillent ensemble pour protéger les enfants contre toutes les formes de violence, d'abus et d'exploitation.

D’aout 2013 à janvier 2018, il a été le directeur exécutif de « African Child Policy Forum (ACPF) », un centre panafricain, indépendant et sans but lucratif de recherche, axé sur le plaidoyer et le dialogue sur l'enfant africain. Il a contribué à élever le problème de la violence contre les enfants en Afrique et promu le Partenariat africain pour mettre fin à la violence contre les enfants.

Auparavant, il a servi comme Représentant intérimaire de l'UNICEF au Mali, Représentant résident du Programme des Nations Unies pour le Développement, Coordonnateur résident des Nations Unies, et Coordonnateur humanitaire en Ouganda, Directeur régional adjoint de l'UNICEF pour l'Afrique de l’ouest et du centre, Représentant de l'UNICEF au Rwanda, Administrateur principal des opérations de l'UNICEF en Tanzanie et Administrateur principal et Conseiller régional pour les opérations de l'UNICEF pour l’Asie du Sud.

Ressortissant du Burkina Faso, Monsieur Nikyèma est titulaire d’un diplôme d’études supérieures en ressources humaines de l’Institute of Policy Development and Management de l’Université de Manchester, Royaume-Uni ; d’un Master of Business Administration de la Peter F. Drucker and Masatoshi Ito Graduate School of Management, Claremont, États Unis d’Amérique ; et d’une licence ès sciences économiques de l’Université Cheick Anta Diop, Dakar, Sénégal. Monsieur Nikyèma parle couramment le français et l’anglais.

Marianne Limoges

Trésorière

Marianne Limoges est trésorière d’Otéra Capital, filiale de financement immobilier de la Caisse de dépôt et placement du Québec. Détentrice d’un baccalauréat en finance et d’un MBA de HEC Montréal, elle se spécialise dans le financement, la gestion des liquidités, la valorisation des actifs, la modélisation financière et la gestion des risques financiers.

De 2005 à 2009, Mme Limoges a œuvré au sein de Metro Inc., compagnie publique cotée à la bourse de Toronto. Inspirée des meilleures pratiques, elle a optimisé avec succès les processus de trésorerie tout en réduisant les frais financiers de son secteur d’activité.

Depuis 2009, elle œuvre au sein d’Otéra Capital, contribuant ainsi à la gestion financière d’un portefeuille pour un des plus importants fonds de pension au niveau mondial. À ce titre, elle a collaboré à la mise en place de processus financiers solides suite à la crise financière de 2008.

En tant que mère de famille, le droit des enfants est une cause qui lui tient à cœur.  Elle apporte au Bureau son expertise financière ainsi que son dévouement à la cause. Mme Limoges parle couramment le français et l’anglais.

Emmanuelle Tremblay

Secrétaire générale

Emmanuelle Tremblay est depuis janvier 2015 la présidente nationale de l’Association canadienne des employés professionnels, un syndicat représentant 13 000 employés de la fonction publique fédérale : économistes, statisticiens, analystes de politiques, chercheurs en sciences sociales, traducteurs, interprètes et terminologues. Avant de devenir syndicaliste à plein temps, elle a mené une carrière de 15 ans au gouvernement fédéral, occupant divers postes à l’Agence canadienne de développement international, puis au ministère des Affaires étrangères, du Commerce et du Développement. Elle a été agente de projet pour les programmes de la Russie et de la Colombie pour près de la moitié de cette période. Analyste principale aux droits et à la protection des enfants de 2006 à 2008 et de 2012 à 2014, elle s’est aussi occupée de la question du rôle de la société civile dans l’aide au développement entre 2009 et 2012.

Mme Tremblay a aussi travaillé pour l’UNICEF en Russie et en Asie centrale à la fin des années 1990, entre autres dans le dossier de la justice pour les mineurs dans l’ex-URSS. Elle a été de l’organisme Défense des enfants – International, d’abord à la section Canada francophone puis au secrétariat international à Genève, de 1993 à 1996. Elle est fière d’avoir été présente à l’Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989 pour l’adoption de la Convention relative aux droits de l’enfant. Elle y accompagnait, comme très jeune adulte, un groupe d’adolescents québécois qui participaient à ce moment historique.

Mme Tremblay est détentrice d’une maîtrise en administration publique internationale de l’ÉNAP (Montréal) et a aussi étudié les droits de la personne au 2e cycle. Elle parle couramment le français, l’anglais, le russe et l’espagnol.

Joanne Doucet

Administratrice

Défenseure passionnée des droits de l’enfant, Joanne Doucet est une experte reconnue en renforcement des systèmes de protection de l’enfant. Elle détient un baccalauréat en droit de l'Université de Montréal et a été membre du Barreau du Québec de 1977 à 2004. De 1977 à 1994, elle a travaillé principalement dans le domaine des droits de l'enfant auprès du Tribunal de la jeunesse et de la Cour supérieure en tant qu'avocate associée de Chouinard, Doucet & Côté.

De 1994 à 2012, elle a travaillé en développement international dans le domaine des droits humains. Elle a mis sur pied des programmes novateurs en matière de lutte contre la traite d’enfants en Afrique de l’Ouest avec Save the Children Canada, pour ensuite occuper la fonction de cheffe de la protection de l’enfant au sein des bureaux de l’UNICEF au Mali, au Népal et au Liban. Au Népal, elle s’est occupée des enfants dans les conflits armés et de la réintégration des enfants soldats. Lors de son dernier mandat au Liban de 2010 à 2012, elle était également responsable du programme palestinien de l'UNICEF Liban. Elle a longtemps collaboré avec les gouvernements à l’échelle nationale et locale afin d’étudier les systèmes de protection sociale et les services offerts aux enfants, dans le but d’orienter la planification et la programmation stratégique permettant d’améliorer ou d’initier des systèmes plus adaptés aux droits de l’enfant. Ces interventions ont été réalisées en collaboration étroite avec des organismes de la société civile nationale et internationale, des universitaires et des communautés locales. Elle a longtemps milité en faveur du renforcement des systèmes de protection de l’enfant en contribuant aux processus de réformes législatives, sociales et judiciaires.

Depuis son retour définitif au Québec en 2012, Johanne Doucet s'est engagée dans plusieurs organismes à titre bénévole, dont Jeunesse au Soleil et Centraide. Depuis 2013, elle agit comme protectrice de l'élève pour la Commission scolaire Lester B. Pearson et est substitut protectrice de l'élève pour la Commission scolaire des Trois-Lacs et la Commission scolaire de Montréal. Mme Doucet a appuyé pendant plusieurs années le travail du Bureau en matière de responsabilité sociale des entreprises et de coopération volontaire, avant de se joindre au conseil d’administration en décembre 2015. Elle maîtrise parfaitement le français et l’anglais.

Francois Crépeau

Administrateur

François Crépeau est professeur et titulaire de la Chaire Hans et Tamar Oppenheimer en droit international public, à la Faculté de droit de l'Université McGill, ainsi que Directeur du Centre pour les droits de la personne et le pluralisme juridique de McGill. Il est Rapporteur spécial des Nations Unies pour les droits de l’homme des migrants (2011-2017). Dans ce cadre, il a effectué des missions officielles en Albanie, en Tunisie, en Turquie, en Italie, en Grèce, au Qatar, au Sri Lanka, à Malte, aux institutions européennes à Bruxelles et Vienne, en Angola, en Australie et à Nauru. Il a aussi produit plusieurs rapports thématiques : la détention des migrants, la protection des droits humains aux frontières extérieures de l’Union européenne (deux fois), les migrations climatiques, la gouvernance globale des migrations (deux fois), l’exploitation du travail des migrants, les pratiques de recrutement de la main d’œuvre étrangère, accords de commerce et migration.. Il est professeur invité à l’Université catholique de Louvain (2010-2016). Il est membre de la Société Royale du Canada, fut Lauréat 2008-2011 de la Fondation Trudeau, et est un Avocat Émérite du Barreau du Québec. Il a prononcé de nombreuses conférences, publié de nombreux articles scientifiques, et écrit, dirigé ou codirigé neuf ouvrages. Il est membre de plusieurs comités éditoriaux: Journal of Refugee Studies, International Journal of Refugee Law, Refuge, Droits fondamentaux, European Journal of Human Rights.

 

Rajae Sbihi

Administratrice

Mme Rajae Sbihi est pédopsychiatre. Elle œuvre depuis plus de 30 ans au développement des soins pédopsychiatriques au Maroc, à la défense du droit à la santé des enfants en souffrance psychique ou en situation de handicap et à la lutte contre la stigmatisation de ces enfants. Après des années de plaidoyer et de sensibilisation auprès des autorités de tutelle, elle a fait reconnaître en 2008 au Maroc la pédopsychiatrie comme spécialité à part entière et permet la mise en place du diplôme national de spécialité et la filière universitaire de pédopsychiatrie.

Elle a initié la création de lieux de soin (unité pluridisciplinaire de prise en charge en 2008 et service hospitalo-universitaire en 2010 à Casablanca) et formé de nombreux professionnels de la santé mentale de l'enfant (pédopsychiatres, pédiatres, infirmiers, éducateurs, psychologues, psychomotriciens, enseignants, travailleurs sociaux, équipes des Unités de Protection de l'enfance et équipes d'associations prenant en charge des enfants en situation précaire). Elle est fondatrice et présidente de la Société Marocaine de Pédopsychiatrie et Professions Associées (www.smppa.ma) qui assure la formation continue des professionnels de santé.

Elle fait partie d'un comité d'experts auprès du ministère de la Santé chargé d'étudier les projets de loi et décrets concernant la prise en charge des enfants atteints de troubles mentaux, la protection de leurs droits et l'offre de soins en pédopsychiatrie.

Jean-Claude Legrand

Administrateur

Monsieur Jean-Claude Legrand est un expert reconnu de la protection de l’enfance et un ardent défenseur de la mise en œuvre des droits de l’enfant, en particulier dans les situations d’urgence.

Au cours des quinze dernières années, il a fourni un soutien technique à une trentaine de gouvernements dans le développement de leurs stratégies et plans de mise en œuvre des réformes des systèmes de protection de l’enfant. Il s’est particulièrement concentré sur la décentralisation des responsabilités en matière de protection de l’enfant avec les acteurs locaux, notamment les municipalités, les régions, les services sociaux, les soins médicaux, les forces de sécurité, le personnel de la justice et le secteur de l’éducation.

 Pendant plus de vingt ans, M. Legrand a œuvré au sein de l’UNICEF afin de mesurer la qualité des programmes mis en place, ce qui lui a permis de contribuer de façon significative aux développements normatifs tant à l’échelle nationale que régionale et internationale, notamment en ce qui a trait aux enfants dans les conflits armés. Entre 1993 et 2001, ses mandats avec l’UNICEF au Mozambique et à New York lui ont permis notamment de contribuer à l’élaboration des Principes du Cap concernant la prévention du recrutement d’enfants dans les forces armées, et la démobilisation et la réinsertion sociale des enfants soldats en Afrique.

M. Legrand est détenteur d’une licence en droit privé ainsi qu.un diplôme d’études approfondies(DEA) en sociologie. Il parle couramment le français et l’anglais et maîtrise les bases du portugais.

Denisse Araya Castelli

Administratrice

En tant que directrice de l’organisation non gouvernementale chilienne Raices, Madame Denisse Araya Castelli représente ECPAT (End Child Prostitution in Asian Tourism) au Chili depuis 2008. Elle y dirige divers projets de promotion et de développement de l’égalité entre les sexes, de l’enfance et de l’adolescence. De plus, Madame Araya Castelli appuie de façon contractuelle divers organismes tels que l’Agence de coopération Ayuda Popular Norvège, CEDEP Chili, UNICEF Uruguay et CAM Mexique en matière d’évaluation de projets sur l’égalité entre les sexes et les genres.

 Mme Araya Castelli est la représentante du chapitre chilien du Comité latino-américain contre la traite de personnes. Elle a corédigé divers rapports alternatifs aux comités des organes de suivis des Nations Unies en matière de droits de l’enfant et de la femme, en plus de réaliser plusieurs évaluations quant au respect des engagements internationaux pris par l’État chilien en matière d’exploitation sexuelle des enfants et de traite de personnes. De plus, elle a mené des recherches et rencontres sur les conditions de travail des femmes dans le domaine du textile, de la pêche et de l’agriculture, ainsi que l’exploitation sexuelle des enfants et des adolescents à des fins commerciales.

Mme Araya Castelli détient une licence en sciences sociales de l’Université catholique de Lyon (France) ainsi qu’un baccalauréat en petite enfants de l’université du Chili. Elle enseigne toujours dans diverses universités au Chili, au Mexique et au Salvador. Mme Araya Castelli parle couramment l’espagnol et le français, en plus de maîtriser des notions d’anglais.