Afrique de l’Ouest : Les femmes au cœur du PRIDE

Dieyla Thiam

Afrique Subsaharienne

Sénégal

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Ce billet de blogue a été rédigé par Dieyla Thiam, actuellement déployée au Sénégal, en tant que Responsable régionale – Afrique Subsaharienne  dans le cadre du programme de coopération volontaire PRIDE. En savoir pus sur le projet PRIDE.

Dès les premiers moments de mon mandat de volontaire, j’ai été marquée par l’implication active des femmes travaillant au sein des différentes organisations partenaires du projet de renforcement intégral des droits de l’enfant (PRIDE) de l’IBCR, telles que l’Association des femmes juristes du Sénégal, de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso et les sœurs carmélites du Togo, rassemblées autour d’un intérêt et d’une cause commune.  

Tous les jours, je suis fascinée de voir ces femmes s’affirmer, prendre leur place dans leur communauté, et contribuer petit à petit à une société plus juste et égalitaire pour les enfants, en particulier les filles.

Ce sont de véritables héroïnes du quotidien, qui se battent et se dressent contre de nombreuses injustices et violences (parmi lesquelles l’excision, le mariage précoce, ou encore les violences sexuelles) que subissent les enfants, en mettant en place différentes actions de plaidoyer, de formation, de sensibilisation et de prise en charge.

Ces actrices incontournables du système de protection de l’enfant sont les relais qui permettent aux autorités de mieux percevoir les besoins et les réalités des enfants, de leurs parents et des communautés. Elles jouent aussi le rôle de porte-voix en sensibilisant cette même communauté, en s’adressant aux pères, aux mères, aux enfants, aux chefs de quartier et de village et aux leaders religieux, à propos des changements de comportement qui doivent être opérés afin de promouvoir et protéger les droits de l’enfant. Elles sont au cœur de l’action et  sont une force indéniable pour la réussite du PRIDE.

Photo-Centre Kekeli

Ce travail, il faut le dire, n’est pas sans embûches. Elles sont souvent confrontées à des réticences, à des difficultés socioculturelles et doivent constamment repenser leurs stratégies. Concrètement, elles doivent allier patience et ténacité, développer un instinct pour savoir quand « reculer pour mieux sauter » et quand se lancer, simplement avec ses convictions et son désir de voir les choses évoluer, changer. 

À vrai dire, je ne suis pas étonnée que ces femmes, qui ont le volontariat et le bénévolat dans leur ADN, se soient ainsi engagées dans ce programme de coopération volontaire aux côtés de l’IBCR. Qui de mieux pour comprendre, accueillir et collaborer avec d’autres volontaires venus du Canada et du monde entier, animés par un même désir de s’impliquer et de travailler pour un monde plus juste et plus égalitaire pour les enfants ?

À mon sens, cet échange d’expertise et d’expérience, cette rencontre entre juristes, religieuses et spécialistes venant d’horizons différents, est surement un des points-clés du programme et l’une des meilleures voies pour générer des actions durables pour la protection des droits de l’enfant. 

Photo - centre Kekeli

Il y a un proverbe wolof qui dit que « Tchin bou naré nékh sou bakhé khégn », ce qui veut dire « Une bonne odeur est toujours annonciatrice d’un bon plat ».  Je me sens privilégiée de pouvoir côtoyer ces femmes au quotidien et j’ai hâte de poursuivre notre collaboration.

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