L’IBCR réagit à la nomination d’une direction nationale de la protection de la jeunesse au Québec

La semaine dernière, le gouvernement du Québec a annoncé la nomination d’une direction nationale de la protection de la jeunesse. Les conditions de cette nomination posent plusieurs questions, alors qu’un rapport final de la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse est attendu dans les prochaines semaines. L’IBCR a donc partagé, au côté de 6 autres organisations, une lettre ouverte afin de demander plus de clarifications et de rappeler les recommandations formulées à la commission.

En février 2020, un collectif de 16 organisations québécoises, dont le Bureau international des droits des enfants, déposait un mémoire auprès de la Commission Laurent, mettant notamment en exergue le fait que la « transparence, l’indépendance, la capacité d’enquête et de suivi, un budget autonome et conséquent, le pouvoir de contraindre à donner accès à l’information, sont autant de critères internationalement reconnus qui s’avèrent nécessaires à une instance de surveillance efficiente au service des enfants et dans l’intérêt du public. ».  

Pour l’heure, le positionnement de la direction nationale de la protection de la jeunesse en tant que sous-ministre ne semble pas avoir pris en compte ces critères fondamentaux, qui permettent à l’instance de surveillance choisie d’effectuer un travail réellement indépendant, servant en premier lieu les enfants, plutôt que le système.

Sept organisations signent cette lettre :

  • Amnistie internationale Canada francophone
  • Bureau international des droits des enfants
  • Byenvini à Montréal
  • Centre d’amitié autochtone de Lanaudière
  • Equitas
  • Exeko
  • Médecins du Monde Canada

 

Lire la lettre ouverte