L’expression « enfants victimes et témoins » regroupe les enfants et adolescents âgés de moins de 18 ans qui sont victimes ou témoins d’actes criminels indépendamment de leur rôle dans l’infraction ou dans la poursuite du délinquant ou des groupes de délinquants présumés.
Qui sont les enfants victimes et témoins ?
Un « enfant victime » d’un acte criminel est un enfant ayant subi une atteinte à son intégrité physique ou psychologique à l’occasion d’un acte criminel, commis par une personne qui lui est connue (par exemple un parent ou un gardien de l’enfant) ou par un étranger, dans un environnement qui lui est familier (maison, école…) ou non. L’atteinte peut revêtir différentes formes : l’enfant peut être victime d’abus, de mauvais traitements, ou bien de négligences. Sont considérés comme enfants victimes les enfants qui subissent l’exploitation sexuelle, c’est-à-dire la prostitution ou la traite à des fins sexuelles.
Un « enfant témoin » peut être témoin d’un acte criminel commis contre une personne qu’il connaît ou qui lui est étrangère, par une personne lui étant familière ou non. L’enfant peut être témoin oculaire de la scène d’un crime, ou encore être témoin indirect en ayant entendu des cris en provenance des lieux d’un crime. Il est important de prendre en considération ces enfants qui peuvent être appelés à témoigner devant un tribunal. Des mesures spéciales sont alors mises en place dans le processus de justice pour éviter que les enfants témoins ne souffrent de préjudices additionnels.
Bien qu’une victime soit toujours témoin, un témoin n’est pas toujours victime.
Les enfants requièrent une protection particulière en raison de leur âge ou de leur degré de maturité, et pâtissent souvent des conséquences des expériences dont ils ont été victimes ou témoins.
Ces enfants sont à protéger des systèmes de justice qui les considèrent souvent à tort comme des délinquants et non comme des victimes.
