Projets

Renforcement des capacités des policiers, du personnel de la justice et des travailleurs sociaux en matière de protection de l’enfant

Cercles du système de protection de l’enfant, crédit photo: IBCR


Des solutions doivent être trouvées pour aider ces enfants, ces jeunes, à vivre dans une société qui les accepte et les aide à vivre une vie normale et à se préparer à leurs responsabilités pour une relève plus efficace.
Ginette Martin, Ambassadrice du Canada en République Démocratique du Congo

Durée du projet : 2015 - 2020

Au cours de ces dernières années, la République démocratique du Congo a engagé un certain nombre de réformes en référence à la stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté adoptée, notamment dans les secteurs de la sécurité, de la justice et du travail social. En partenariat avec Affaires mondiales Canada, l’IBCR soutient l’État congolais dans ce processus, en pilotant le développement et la mise en œuvre d’outils de formation sur la protection de l’enfant et la mise en place de nouvelles procédures et de modes de coordination pour les professionnels visés. Ce projet d’une durée de cinq ans (2015-2020) aspire à renforcer les capacités des membres du corps policier ainsi que du personnel de justice et du secteur social pour une meilleure prise en charge des enfants en danger ou en contact avec la justice.

Nos objectifs

L’IBCR a pour objectif, à travers ce projet, de renforcer le système de protection de l’enfant de la République démocratique du Congo en intégrant de manière permanente des modules portant sur les droits et la protection de l’enfant dans les formations initiales (ciblant les nouvelles recrues) et spécialisées (ciblant le personnel mandaté spécifiquement pour travailler avec les enfants, comme les juges pour mineurs ou les brigades de protection de l’enfant de la police) des policiers, du personnel de justice et des travailleurs sociaux, afin de les doter des outils et compétences indispensables à une plus grande protection de l’enfant. Plus spécifiquement, il s’agira de :

  • Faciliter l’accès aux enfants à des services sociaux, de sécurité et de justice plus respectueux de leurs droits et de leur participation active aux décisions les concernant
  • Doter les policiers, le personnel de justice et les travailleurs sociaux d’outils adaptés et de compétences accrues pour mieux protéger les enfants
  • Améliorer la qualité des interactions entre les enfants et les intervenants grâce à la mise en place de modes opératoires normalisés et de nouvelles procédures adaptées aux enfants
  • Développer les capacités des structures de formation de la police, du personnel de la justice et des travailleurs sociaux à transmettre les connaissances et les compétences requises en matière de droits et protection de l’enfant

C’est avec conviction et engagement que les divers intervenants et intervenantes en protection de l’enfant de ces secteurs ont participé aux nombreuses activités de développement et de professionnalisation. Collecte de données, développement de trousses de formation et de modes opératoires, voyages d’échanges de pratiques au Maroc et en Côte d’Ivoire, activités de sensibilisation et de diffusion de l’état des lieux, élaboration de stratégies d’égalité des genres et de plaidoyer et diverses consultations ont marqué cette troisième année de mise en œuvre de ce projet.

Réalisations

  • Les outils développés dans le guide opérationnel des escadrons de protection de l’enfance commencent à porter leurs fruits : la qualité des dossiers des enfants en contact avec la police s’est améliorée et nous observons un plus grand respect des normes, notamment de celles qui régissent l’écoute des enfants. À Bukavu et à Goma, un aménagement des salles d’accueil et d’écoute ainsi que des lieux de repos séparés pour les filles et les garçons a été réalisé. Un assistant social prendra également fonction prochainement au sein de l’escadron de protection de l’enfant à Lubumbashi.
  • Les cours sur les droits de l’enfant en formation initiale destinés au secteur de la justice et de la police ont officiellement été intégrés dans le programme d’enseignement. Ce sont 300 futurs professionnels de ces deux secteurs qui ont été formés cette année.
  • L’engagement des partenaires congolais s’est élargi à plusieurs provinces du pays, notamment celle du Haut-Katanga, où des plans d’action pour remédier aux lacunes du système de protection de l’enfant ont été élaborés à leur initiative.
  • Cette année, plus de 450 femmes ont participé aux divers ateliers de travail et aux autres activités liées au projet, alors que 52 élèves policières ont été formées à l’aide du nouveau cours sur les droits de l’enfant.

L’égalité entre les filles et les garçons

Afin de veiller à ce que l’égalité entre les filles et les garçons soit prise en compte à toutes les étapes du projet, et à ce que les résultats obtenus bénéficient autant aux unes qu’aux autres, trois axes d’action ont été mis en place :

  • Renforcer les capacités internes du personnel sur le terrain sur les questions d’égalité.
  • Promouvoir l’égalité femmes-hommes et filles-garçons auprès des partenaires locaux.
  • Promouvoir la parité au travers des activités du projet.
  • Lieux d'intervention : République démocratique du Congo
  • Durée du projet : 2015 à 2020
  • Partenaires :
    • Affaires mondiales Canada, ministère des Affaires sociales, de l'Action humanitaire et de la Solidarité nationale, ministère de la Justice et Droits humains, ministère de l'Intérieur et Sécurité, Police nationale congolaise, Comité de suivi de la réforme de la police, Conseil supérieur de la Magistrature, Académie de police et les écoles de formation de la police, Institut national du travail social, Institut de national de formation judiciaire
  • Faits saillants :
  • Champs d’action et d’expertise :
    • Renforcement des capacités
    • Le plaidoyer et l’accompagnement institutionnel
    • Les outils, guides de références et développements normatifs
    • L’animation de formations
    • Enfants et justice