Le contexte:

Les rapports entre la société de consommation, la sexualité des adolescentes et des adolescents et l’exploitation sexuelle se confondent de plus en plus. Un nombre grandissant de jeunes explorent et vivent leur sexualité en utilisant les nouvelles technologies, sans prendre réellement conscience des abus, des dangers et de la vulnérabilité qui les entourent. Le sextage, les échanges d’images et de films à caractère sexuel, la transmission en direct sur internet d’actes sexuel, la sextorsion, voir même la prostitution juvénile, font partie d’un environnement devenu malheureusement familier.

Pourtant, des recherches préliminaires montrent que les adolescentes et adolescents impliqués dans ces types d’abus, ne se voient pas comme des victimes d’exploitation sexuelle ou comme des prostitués. Issus de contextes socioéconomiques beaucoup plus larges et variés qu’auparavant, les enfants et les jeunes qui font les frais de ces actes criminels, ne se reconnaissent pas dans les campagnes de sensibilisation et ne sont pas outillés pour prévenir ou agir en cas d’exploitation.

Il est donc essentiel que les politiques publiques prennent en compte ces nouvelles réalités et que les messages de sensibilisation, de prévention et d’action soient adaptés et mieux dirigés. C’est pourquoi le Bureau international des droits des enfants souhaite mettre en première ligne de son action, la participation et la voix des jeunes

Le projet

À travers la voix des jeunes, nous souhaitons :

  • Influencer les décideurs des politiques publiques dans leur stratégie de lutte contre l’exploitation sexuelle
  • Sensibiliser la communauté, et notamment les jeunes, aux nouvelles formes d’exploitation sexuelle

Pour ce faire, nous voulons :

  • Réaliser une étude avec les jeunes sur l’adéquation entre les politiques publiques en matière de lutte contre l’exploitation sexuelle, et la réalité des filles et des garçons du Québec.
  • Former des jeunes en tant que chercheuses et chercheurs afin qu’elles et ils maîtrisent les techniques et les règles éthiques nécessaires à la réalisation du projet : comment piloter des entretiens, recueillir l’opinion de leurs pairs, analyser des données, animer des ateliers ou encore mener des activités de plaidoyer.
  • Appuyer les jeunes dans la formulation de recommandations concrètes en matière de sensibilisation, de prévention et de lutte contre l’exploitation sexuelle.
  • Appuyer les jeunes dans leurs activités de plaidoyer, afin qu’ils puissent faire valoir leurs messages, leur analyse et leurs propositions auprès des instances publiques et de la communauté.

L’impact

  • Un groupe de jeunes MOBILISÉS dans la lutte contre l’exploitation sexuelle et FORMÉS à la gestion d’un projet
  • Des outils développés par les jeunes pour CONVAINCRE les décideurs de mettre en place des politiques de prévention et d’action EFFICACES, DURABLES et ADAPTÉES
  • Une PRISE DE PAROLES des jeunes pour sensibiliser le public et provoquer un véritable CHANGEMENT dans les pratiques